Mardi 30 septembre s’est tenu les 1ères Assises de la Prévention et du Dépistage au Palais des Congrès de Dijon. L’importance de de la prévention est admirablement bien résumé par le Pr Marc Bardou : « La prévention doit devenir un pilier fondamental de notre système de santé, de nos politiques publiques, selon le concept « Une seule santé » car la santé humaine, animale et environnementale sont interdépendantes ».
Cet évènement a fait le tour de nombreux sujets, que ce soit la prévention en santé mentale, le lien entre prévention et innovation, la place des établissements de santé dans la prévention, comment utiliser la recherche pour faire de l’action publique, la prévention autour des mères et de leurs enfants, changer de regard sur l’obésité grâce à la fresque de l’obésité, etc.
La vulgarisation scientifique des dernières avancées scientifique était là avec par exemple la session scientifique intitulée « la prévention par l’alimentation et la nutrition » qui a mis en avant plusieurs éléments :
- Les maladies neurodégénératives sont incurables, néanmoins il existe des traitements pour retarder l’évolution de ces maladies. Plus la maladie est prise en charge tôt, meilleurs sont les résultats. C’est pourquoi repérer un signe précoce de la maladie peut vraiment aider à mieux dépister et prévenir. D’après les dernières recherches, perdre le goût ou avoir des troubles du goût pourrait être un des premiers signes de maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, bien avant l’apparition des autres symptômes. Un signe clinique trop souvent ignoré et pourtant sa considération pourrait permettre d’améliorer le dépistage et d’avoir une meilleure prévention.
- La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) est une maladie handicapante, incurable et qui s’aggrave avec le temps. Sa prévention est ainsi essentielle pour maintenir une bonne qualité de vie chez les personnes âgées. Récemment une équipe de recherche composés de chercheurs de plusieurs universités dont le Dr Niyazi Acar (INRAE Dijon, CHU de Dijon Bourgogne) ont découvert un biomarqueur dans le sang qui est un bon indicateur de la concentration en omega-3 dans la rétine. Or la concentration en omega-3 dans la rétine semble être un indicateur du risque de développer une DMLA. Ainsi ce biomarqueur peut être un outil intéressant pour identifier les personnes à risque de développer une DMLA et de ce fait optimiser la prévention de cette maladie.
Cela n’est qu’un bref aperçu des nombreuses connaissances passionnantes mis en lumière durant ces Assises de la Prévention et du Dépistage.
Références scientifiques :
- Marin, C., Vilas, D., Langdon, C., Alobid, I., López-Chacón, M., Haehner, A., Hummel, T., & Mullol, J. (2018). Olfactory Dysfunction in Neurodegenerative Diseases. Current allergy and asthma reports, 18(8), 42. https://doi.org/10.1007/s11882-018-0796-4
- Acar, N., Merle, B. M. J., Ajana, S., He, Z., Grégoire, S., Hejblum, B. P., Martine, L., Buaud, B., Bron, A. M., Creuzot-Garcher, C. P., Korobelnik, J. F., Berdeaux, O., Jacqmin-Gadda, H., Bretillon, L., Delcourt, C., & Biomarkers of Lipid Status And metabolism in Retinal ageing (BLISAR) Study Group (2021). Predicting the retinal content in omega-3 fatty acids for age-related macular-degeneration. Clinical and translational medicine, 11(7), e404. https://doi.org/10.1002/ctm2.404